Alexandre Najjar

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Parution à l'occasion du salon du livre 2005

Le Roman de Beyrouth

d'Alexandre Najjar aux éditions Plon
La saga du Liban libre de 1858 à l'an 2000, à travers trois générations d'une famille de Beyrouth. Combinant adroitement fiction et réalité, Alexandre Najjar ressuscite sa ville en donnant vie à ceux qui ont su l'aimer et la défendre.
Un roman passionnant, brûlant d'actualité ! 375 pages


C'est peu avant le Salon du livre de Paris, début Mars 2005, que paraitra ce nouveau livre d'Alexandre Najjar qui nous propose un vrai roman.

Le roman de Beyrouth est une fresque romanesque qui raconte l'histoire d'une famille libanaise de la moitié du XIXème siècle à nos jours et, à travers elle, l'histoire de Beyrouth, ville Mythique crucifiée par la guerre, mais ressuscitée.

Autour de la fameuse place des canons, lieu de rencontre et de contestation, gravitent des personnages pittoresques comme Roukoz, drogmann du consulat de France, qui participe à la révolution des paysans et proclame la première république en Orient; Elias, médecin dévoué et courageux, et son épouse, Alice, mère possessive et autoritaire; Joe, artiste incompris et militant au sein des Phalanges; Nour, la frêle étudiante devenue passonaria; et le narrateur, Philippe, journaliste en mal d'amour qui accumule les reportages édifiants ou insolites, combat l'obscurantisme et devient le témoin de toute une époque.
Entre Nour et Philippe, c'est la passion: mais elle est musulmane, il est chrétien;
elle est de gauche, il est de droite. Comment surmonter ces différences?
Comment, surtout, faire en sorte que le lourd secret que porte Philippe ne mette en péril leur union?

Alexandre Najjar procède par séquences, par petites touches, pour nous offrir cette fresque qui combine adroitement réalité et fiction, et nous aide à mieux comprendre le Liban, ce pays pluriel considéré par le Pape Jean-Paul II comme "un message".

Né à Beyrouth en 1967, auteur de romans historiques (dont les exilés du Caucase),
de récits (L'école de la guerre), de biographies (Gibran, Le Procureur de l'Empire, Le Mousquetaire), traduits pour certains dans une dizaine de langues, Alexandre Najjar est considéré comme l'un des meilleurs écrivains francophones de sa génération. Il a obtenu, en 1990, la Bourse de l'écrivain de la Fondation Hachette et a pris l'initiative en 1996 de créer le Prix Phénix qui consacre chaque année
un ouvrage écrit en français par un Libanais ou un ouvrage écrit par un auteur francophone à propos du Liban.

La citation suivante résume sans doute fidèlement sa vision:
«-A quoi bon développer les arts dans un pays occupé? -Un pays ne meurt pas quand il est occupé: c'est quand sa culture disparaît qu'il meurt vraiment!»


Alexandre Najjar au Salon du Livre de Paris en Mars 2005
L’histoire revisitée et mise en scène
«Le roman de Beyrouth», d’Alexandre Najjar

Dans «Le roman de Beyrouth» d’Alexandre Najjar (éditions Plon), on croise Charles de Gaulle, Pierre Gemayel, Béchara el-Khoury, Alfred Sursock, mais aussi Chafic Abboud, Claudia Cardinale, Édouard Saab, Karim Pakradouni, Samir Frangié, Amine Maalouf. Et encore des personnages insolites ou inquiétants, comme le Dr Dahesh et l’espion Philby…


La critique de Zéna Zalzal
Mêlant adroitement la petite histoire à la grande, les personnages réels et fictifs, les figures historiques et celles du Liban contemporain, Alexandre Najjar construit une saga familiale qui se déploie sur trois générations. Et dont les protagonistes gravitent autour d’une place qui est depuis toujours le cœur battant du Liban: place des Canons ou place des Martyrs, aujourd’hui rebaptisée place de la Liberté. C’est dans ce lieu de rencontre et de contestation que les personnages du Roman de Beyrouth évoluent: Roukoz, le «drogman» du consulat de France, acteur en coulisse de la fronde des paysans. Son fils Élias, médecin renommé, qui se trouve mêlé au mouvement de révolte contre le mandat français. Ses petits-fils, Joe, artiste devenu militant des phalanges, et Philippe, le narrateur, qui vit une histoire d’amour houleuse avec Nour, pasionaria communiste… Dans ce roman-vérité grouillant de monde, l’auteur revisite le tableau social du Liban de 1858 à nos jours. Autant pour ceux qui reprochaient à Najjar de ne s’attaquer qu’à des sujets éloignés des préoccupations locales! L’écrivain réussit même la gageure de faire résonner, à travers le temps, l’écho d’une toute brûlante actualité…Car on retrouve, le long du récit, ce même pays luttant toujours pour sa liberté. Une lutte qui ne date pas d’hier, n’en déplaise à ceux qui soutiennent qu’«elle n’a jamais eu vraiment lieu, parce qu’il n’y a jamais eu de peuple au Liban». Une assertion que l’écrivain-avocat récuse, en retraçant d’abord la révolte des paysans conduite par Tanios Chahine contre les féodaux de la montagne, puis celle des nationalistes de 1943… L’auteur dessine, par séquences, le paysage politique et humain d’un pays à l’histoire aussi mouvementée que son ciel est serein. Avec, comme fil conducteur, les souvenirs de Philippe, ancien journaliste (à L’Orient-Le Jour!) témoin des événements majeurs de Beyrouth au siècle dernier.
Petite histoire et destins personnels
Dans cette fresque, qui suit donc l’histoire d’une famille, le lecteur retrouvera, présentés sous un éclairage original, les grands événements de l’histoire du pays du Cèdre. De l’insurrection des paysans du Kesrouan en 1858 à nos jours, en passant par l’établissement du mandat français en 1919, l’indépendance de 1943, l’âge d’or jusqu’en 1975, la guerre domestique… Entre ces bornes événementielles, les petites histoires du quotidien. Des touches qui, mieux que n’importe quelle étude savante, brossent un portrait de la société libanaise. Des rivalités entre jésuites et Américains, illustrées par un match de football devenu légendaire, à l’évolution progressive des mentalités, des mœurs et du mode de vie dans la capitale… L’on découvre, par exemple, que cinquante ans plus tôt, une marche des femmes pour la liberté, similaire à celle qui a eu lieu lundi, avait été organisée par Honeiné Tarché et Évelyne Bustros, pour soutenir le mouvement de l’indépendance! Ainsi, dans une langue fluide, émaillée d’expressions fleuries tirées du vocable libanais, l’événement historique, les destins personnels et les petites anecdotes s’enchevêtrent. C’est, parmi les romans d’Alexandre Najjar, le plus émouvant, le mieux senti. Même si son élaboration a nécessité, comme toujours chez cet auteur, un minutieux travail de recherche (les références bibliographiques sont impressionnantes!). Un ouvrage qui ressuscitera des souvenirs chez les anciens, en donnant aux générations montantes une vraie compréhension des fondements même de leur présent, de leur avenir.
Disponible depuis début mars, en pleine «révolution du Cèdre», Le roman de Beyrouth se clôture sur cette invite:
«Un peu de patience, Beyrouth retrouvera son âme et le Liban sa liberté.
Il suffit d’y croire et de lutter.»
 
© 1996-2014 Alexandre Najjar - Kleudge s.a.r.l.