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par Colette Fellous le samedi de 20h à 21h |
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émission du samedi 14 octobre 2006
Histoires de guerres, histoires intimes
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La littérature raconte ce que les livres d'Histoire ne peuvent jamais
dire. Elle raconte les minuscules expressions d'un visage qui prend
conscience soudain que son pays entre en guerre, elle raconte les
métamorphoses progressives d'une vie quotidienne, elle s'empare d'un
seul être et à travers lui, elle décrit la complexité d'une situation
historique dans son ensemble. Avec fulgurance et exactitude. En cela,
elle vient compléter notre compréhension de l'Histoire. Dans ce carnet
nomade qui, régulièrement, ouvrira des œuvres littéraires, classiques
ou contemporaines, c'est avec l'écrivain israélien Yehoshua Kenaz et
l'écrivain libanais Alexandre Najjar
que nous aborderons cette question : comment l'écrivain, face à
l'Histoire, va trouver et inventer une forme narrative inédite ?

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Yehoshua Kenaz.
auteur de La Grande Femme des rêves (Ed. Actes Sud, 2006). |
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Alexandre Najjar.
auteur de Le silence du ténor (Ed. Plon, 2006). |
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Sophie Bogaert.
Qui a édité avec Olivier Corpet les Cahiers de la guerre de Marguerite Duras chez POL-IMEC. |
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Chantal Thomas.
pour le "Voyage fugitif". |
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Sung-woo Jo.
April snow (B.O.F).
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Natacha Atlas.
Ya Weledi.
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des livres à découvrir |
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Alexandre Najjar

Le silence du ténor
Plon - 2006
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Un
père, une mère, six enfants. Avocat réputé, ténor du barreau de
Beyrouth, le père plaide avec une rare éloquence. Dans l'exercice de sa
profession, la parole est d'or. Son travail est sa vie. Il est craint,
suit une discipline militaire, impose la gymnastique à ses enfants, les
punit sévèrement lorsqu'ils transgressent les règles. Pourtant,
derrière cette rigueur se cache un homme affectueux, pétri d'humour,
curieux de tout, à l'optimisme contagieux. Soudain, c'est le drame : le
ténor est victime d'une attaque cardiaque. Il se retrouve sur une
chaise roulante, privé de la parole qui a fait sa célébrité. Mais
l'amour de sa famille et l'espoir vont l'aider à surmonter l'épreuve...
Dans un style limpide, à travers des séquences tantôt émouvantes, tantôt cocasses, Alexandre Najjar rend ici au père un merveilleux et bouleversant hommage.
Quatrième de couverture
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Alexandre Najjar

Le roman de Beyrouth
Plon - 2005
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Tout
commence en 1858, place des Canons, à Beyrouth. Pris par le démon de la
révolte, un tranquille fonctionnaire du Consulat de France,
Roukoz, décide de pousser à la rébellion les pay-sans de son village
natal maltraités par les féodaux... Et l'Histoire se met en branle :
révolution, proclamation de la première République d'Orient... La
libération du Liban est en marche !
Cette histoire aux multiples soubresauts, la mythique Beyrouth en fut le coeur écartelé. Alexandre Najjar
nous la fait revivre à travers trois générations d'une famille
libanaise. Histoire où la tragédie côtoie sans cesse le cocasse,
magnifiée par la mémoire de Philippe, le vieux narrateur aveugle,
dernier survivant des petits-fils de Roukoz, qui se souvient tout haut
pour nous.
Combinant adroitement fiction et réalité, Alexandre Najjar accomplit le rêve de son héros Philippe : ressusciter Beyrouth, sa ville crucifiée, en donnant vie à ceux qui l'ont aimée.
Quatrième de couverture
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Yehoshua Kenaz

La Grande Femme des rêves
Actes Sud - Septembre 2006
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Par
un été caniculaire, les habitants d'un vieil immeuble de Tel-Aviv, aux
marges de la ville et de la société, vivent l'expérience d'une lente
désagrégation physique et mentale. Shmoulik, sans travail et hanté par
des visions étranges, aime Malka dont les fugues inopinées aggravent la
folie qui l'habite; Tsion, chauffeur de taxi noctambule et séducteur
vieillissant, délaisse une femme et des enfants qui sans cesse
l'attendent; le Hongrois, un vieux célibataire, découvre avec son
départ à la retraite l'étendue de sa solitude et l'imminence de la
mort; le couple S., venu d'Allemagne et sans enfants, se sent persécuté
par d'invisibles voisins; Rosa enfin, vieille aveugle lubrique juchée
sur ses talons aiguilles, les yeux dissimulés par ses éternelles
lunettes de soleil, se sent menacée par une ombre qui s'infiltre dans
sa chambre. Dans une atmosphère qui n'est pas sans rappeler certains
romans de Georges Simenon ou de Patricia Highsmith, Kenaz, fidèle à
l'extrême économie et à la retenue qui caractérisent son oeuvre,
explore, une fois encore, la cruauté des rapports entre des individus
terrifiés par la prise de conscience de la menace que font peser sur
chacun les irréductibles instincts qui habitent tout être humain. Dans
ce roman envoûtant où les fantasmes des personnages en viennent à se
réaliser, faisant d'autrui leur victime, et entraînant chacun,
lentement, vers une fin tragique et inexorable, Kenaz brosse de la
condition humaine un portrait saisissant, d'une impitoyable justesse.
- Quatrième de couverture -
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Yehoshua Kenaz

Infiltration
10/18 - 2006
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Ils
s'appellent Micky, Zaki ou Alon. À dix-huit ans, malgré leurs origines
sociales ou ethniques différentes, ils se passionnent pour les mêmes
choses, la musique, les filles, le foot, la philosophie... Ensemble,
ils vont vivre une expérience qui va bouleverser leur vie. Enrôlés pour
quelques mois dans l'armée israélienne, ils vont subir les ordres, la
fatigue, les rituels, pour apprendre la plus redoutable activité de
l'humanité : la guerre.
Considéré comme un des livres majeurs écrits sur l'expérience
militaire, Infiltration est une oeuvre qui dépeint magistralement un
sentiment universel, la perte irrémédiable de l'innocence.
Traduit du hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech.
Quatrième de couverture
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Antonio Lobo Antunes

Lettres de la guerre
Bourgois - 2006
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Ces
lettres furent écrites par un homme de 28 ans, le jeune António Lobo
Antunes, tout juste diplômé de médecine, envoyé en Angola entre 1971 et
1973. Isolé de tout et de tous durant deux ans de guerre coloniale,
c'est dans le cadre privé de sa relation avec sa femme qu'il les
rédigea, sans penser qu'un jour elles seraient publiées.
Elles se présentent à la fois comme le journal de bord d'un médecin
hanté par le désir de construire une oeuvre littéraire et un document
sur le quotidien d'une guerre aussi instable et violente qu'un ciel
d'orage tropical.
Elles foisonnent d'évocations de paysages africains, de portraits
psychologiques des militaires et des indigènes, de poèmes et de
confidences passionnées où l'auteur met son coeur à nu.
Enfin, et naturellement, ces lettres sont l'histoire d'un amour déchiré
par la séparation, le journal de l'amour absent. « Ce sont les lettres
d'un écrivain qui croit en sa valeur et qui ne renonce pas à le
devenir. (...) Ce sont des lettres, donc. Mais classer ce livre dans le
genre épistolaire serait réducteur. Car on y trouve le fil conducteur
d'une narration romanesque. » (Sara Belo Luís, Jornal de Letras/Courrier International).
Traduit du portugais par Carlos Batista
Préface de Maria José Lobo Antunes
Quatrième de couverture
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Marguerite Duras

Cahiers de la guerre : et autres textes
POL-IMEC - 2006
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Les Cahiers de la guerre
constituent la part la plus exceptionnelle des archives déposées par
Marguerite Duras à l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine
(Imec) en 1995. Écrits entre 1943 et 1949, ils ont longtemps été
conservés dans les mythiques « armoires bleues » de sa maison de
Neauphle-le-Château ; leur publication donne aujourd’hui accès à un
document autobiographique unique, en même temps qu’à un témoignage
précieux sur le travail littéraire de l’écrivain à ses débuts.
Le contenu de ces quatre cahiers excède amplement le cadre de la
guerre, malgré l’appellation inscrite par Marguerite Duras sur
l’enveloppe qui les contenait.
On y trouve en effet des récits autobiographiques où elle évoque les
périodes les plus cruciales de sa vie, particulièrement sa jeunesse en
Indochine ; des ébauches de romans en cours, comme Un barrage contre le Pacifique ou Le Marin de Gibraltar
; ou le récit à l’origine de La Douleur , publiée en 1985. Dix « autres
textes » inédits, contemporains de la rédaction de ces cahiers,
complètent cette image d’une œuvre naissante où se dessine
l’architecture primitive de l’imaginaire durassien.
À mi-chemin de l’œuvre assumée et du document d’archive, ces Cahiers de
la guerre donnent à voir tout à la fois l’enfance d’une œuvre et
l’affirmation d’un écrivain. -Présentation de l'éditeur-
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François Mauriac

Mémoires intérieurs
10/18 - 2006
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Véritable
parcours introspectif, les Mémoires de François Mauriac dévoilent
l'étonnante personnalité de cet auteur majeur du XXe siècle : de
l'intimité d'un souvenir d'enfance aux oeuvres qui marquèrent sa
formation littéraire, il couche sur le papier sa vie intérieure, son
rapport à l'écriture et réaffirme sa foi dans un humanisme chrétien.
Jalonnée de commentaires érudits d'auteurs classiques (Pascal,
Racine...) ou contemporains (Gide, Bernanos), cette autobiographie
atypique raconte une vie guidée par la passion de la littérature.
Quatrième de couverture
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Pascal Mercier

Train de nuit pour Lisbonne
M. Sell éditeurs - 2006
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Une
femme penchée sur le parapet d'un pont, un matin à Berne, sous une
pluie battante. Le livre, découvert par hasard, d'un poète portugais,
Amadeu de Prado. Ces deux rencontres bouleversent la vie du sage et
très érudit professeur Raimond Gregorius. Au milieu d'un cours de
latin, soudain il se lève et s'en va. Il prend le premier train de nuit
pour Lisbonne, tournant le dos à son existence anti-poétique et sans
savoir ce que vont lui révéler la beauté étrangère de Lisbonne et le
livre d'Amadeu. Fasciné par les profondeurs que ce texte lui ouvre sur
l'amour, l'amitié, le courage et la mort, il veut savoir qui était
Amadeu de Prado : un médecin de génie, poète, militant engagé dans la
Résistance contre la dictature de Salazar - un orfèvre des mots, un
maître à penser, un explorateur de la vie à la manière des anciens
navigateurs portugais. L'enquête menée par Gregorius l'entraîne dans
une ronde de personnages fortement dessinés qui ont connu Amadeu. Leurs
témoignages convergent vers cet homme et cernent en même temps la
personnalité de Gregorius : « coupable » d'avoir trop peu osé.
Un grand roman européen qui sonde les multiples térritoires de l'âme et de la conscience de soi.
Quatrième de couverture
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Jens Christian Grondahl

Virginia
Gallimard/Folio - 2006
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«
Plus tard, lorsqu'ils prirent le petit déjeuner, elle fit comme si de
rien n'était, affichant son habituel sourire bien élevé. Et peut-être
n'y avait-il rien... Son oncle expliqua qu'il avait entendu dire qu'un
avion anglais s'était écrasé non loin, sur la côte, au nord. Il existe
une photo, prise le jour même ou le lendemain par un photographe local.
Un soldat allemand monte la garde près de la carcasse de l'avion
abattu, on distingue à peine les arceaux tordus de la verrière du
cockpit et un morceau d'aile avec une double ligne pointillée qui
s'arrête là où les tôles rivetées ont été pliées et cassées. Il y a
également deux cercles concentriques sur l'aile : les cocardes de la
Royal Air Force. »
Nous sommes en 1943, et les bruits de la guerre n'épargnent pas même
cette grande demeure bourgeoise, construite à l'écart de ce hameau au
bord de la mer du Nord. Ses propiétaires, un couple sans enfants,
accueillent leur jeune neveu de quatorze ans, mais aussi la fille
adolescente de la couturière de Madame, pour la mettre à l'abri des
bombardements qui menacent Copenhague. Lorsqu'un avion s'écrase non
loin de là dans les dunes, un drame silencieux va se nouer entre les
deux adolescents et un pilote britannique...
Ce récit dépouillé et émouvant sur le thème de l'innocence perdue
marque sans doute un tournant dans l'écriture de Jens Christian
Grondahl, dont le talent s'affirme de livre en livre.
Traduit du danois par Alain Gnaedig.
Quatrième de couverture
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Hélène Cixous

Hyperrêve
Galilée - sept. 2006
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